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Diagnostic

Le diagnostic clinique d'une PBFD aiguë ne pose pas de problème pour le praticien. En revanche, ce sont les oiseaux qui ne montrent pas les signes classiques de la PBFD ou qui montrent des signes discrets du fait de leur âge ou de leur statut immunologique qui peuvent poser problème.

L'examen histologique des follicules plumeux peut être utilisé pour diagnostiquer une infection active mais ne permettra pas de détecter un individu porteur asymptomatique. De plus toutes les plumes ne semblent pas atteintes en même temps par le virus.

Des méthodes de mise en évidence du virus semblent bien fonctionner en Australie (test d'hémagglutination (HA)), à partir de plumes, de fèces ou du foie. La recherche du virus semble être préférable à partir des plumes car l'excrétion dans les fèces peut être intermittente chez les oiseaux infectés chroniques.

Des tests sérologiques (tests d'inhibition de l'hemagglutination (HI)) sont également utilisés dans certains laboratoires : La présence d'anticorps dirigés contre le virus de la PBFD dans le sérum permet d'établir que l'individu a été au contact de ce virus mais ne renseigne pas sur le statut actuel de l'oiseau (porteur, excréteur.) ; Les tests HA et HI ne permettent pas d'identifier les oiseaux en période d'incubation.

La PCR (polymerase chain reaction) permet la mise en évidence de l'ADN du virus de la PBFD. Cette méthode génétique très sensible et spécifique, peut être réalisée à partir de différents prélèvements : plumes, sang, organes internes..
La très grande sensibilité de ce test permet la recherche d'ADN viral dans l'environnement, à partir de chiffonettes réalisées dans les cages, à la surface du matériel d'élevage.

Traitement et vaccination

Différents essais ont été menés dans le monde pour développer un vaccin permettant de limiter l'infection par le virus de la PBFD. A notre connaissance, à ce jour, il n'existe pas de vaccin commercialisé.

PDD

La proventriculite virale des psittacidés (Proventricular dilatation disease)

Origine de la maladie

La maladie est provoquée par un virus qui détruit progressivement les nerfs régissant le fonctionnement du proventricule, du gésier ainsi que de certaines zones de l'intestin grêle. Il en résulte pour les sujets atteints une incapacité à digérer correctement leur alimentation. Les aliments stagnent alors dans le tube digestif, les bactéries se développent et accroissent le risque d'affections secondaires. Dans certains cas, la paroi du proventricule est si dilatée et amincie qu'elle peut se rompre et entrainer un écoulement du contenu alimentaire dans la cavité abdominale conduisant à une mort certaine.

Signes cliniques

Les symptômes de la PDD se traduisent par une perte de poids sur une période de plusieurs semaines à plusieurs mois malgré un consommation alimentaire normale, des vomissements ou régurgitation, la présence des aliments mal digérés dans les feces, une distension abdominale et rétention alimentaire dans le jabot ainsi que des signes nerveux.
Ces troubles peuvent survenir ensemble, séparément ou successivement sur des oiseaux malades. Bien que cette pathologie soit considérée comme mortelle, l'animal peut survivre durant de nombreux mois avant l'issue fatale.

Voies de contamination

Pour l'instant, le mode de transmission de la maladie n'est pas connu. Certains ont parlé d'une durée d'incubation très longue, jusqu'à 8 ans, mais de nombreux cas d'épidémie foudroyante peuvent laisser croire à une durée d'incubation beaucoup plus courte. Dans certains cas, tous les oiseaux d'une même volière peuvent extérioriser les signes cliniques de la maladie en très peu de temps alors que dans d'autres circonstances un seul oiseau peut mourir de la maladie sans mortalité ultérieure dans l'élevage avant 4 ou 5 ans.
La maladie a été détectée sur des animaux âgés seulement de 10 semaines.

Diagnostic

Le diagnostic de la maladie est effectué après observation clinique des animaux malades, biopsie du jabot et du proventricule.
Des radiographies mettant en évidence la dilatation et l'hypertrophie du proventricule renforcent la suspicion de PDD. Elle permettent aussi (on utilisera pour cela des produits de contraste) de déterminer le temps de passage de l'aliment du jabot vers le reste du tractus digestif. Chez les oiseaux atteints de PDD ce transit est très retardé et la rétention alimentaire dans le jabot peut durer plusieurs heures.
Sur des cadavres frais, le prélèvement rapide du proventricule, du gésier, du duodénum pour examen histologique pourra être très utile.

Traitement et vaccination

Jusqu'à présent la maladie était considérée comme incurable. Les éleveurs prolongeait la vie de leur oiseaux en utilisant des formules alimentaires très digestibles, des fluidifiants, de la pectine de pomme et traitaient contre les maladies secondaires (entérites bactériennes et maladies fongiques) à l'aide d'antibiotiques et d'autres médicaments.
Cependant les travaux du docteur Dalhausen sur l'utilisation de certains Anti-inflamatoires non stéroidiens semblent très prometteurs. Le protocole d'utilisation de ces médicaments utilisés jusqu'alors en médecine humaine.



 
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