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Agapornis Lilian
Cette espèce fut accessible en Europe en 1926 et devint très vite populaire puisqu'elle s'est bien reproduite dès la première année. Depuis,
ils sont devenus des agapornis rares.
Aire de répartition :
Sud de la Tanzanie, Nord ouest du Mozambique et Est de la Zambie.
Description :
Il mesure 13,5 cm, c'est le plus petit des agapornis. Le front et les joues sont orange-rouge, couleur qui s'étend jusqu'à l'arrière des yeux. La gorge est rouge-orange
allant jusqu'au bas de la poitrine, l'occiput est jaune-olive allant vers le vert sur le cou. Le corps est vert, le dessous de la poitrine, le ventre,
les flancs sont vert-jaunâtre. Le croupion et les sous caudales sont vertes, le bec est rouge, l'œil est brun-rouge entouré d'un cercle blanc, les
pattes grises et les ongles gris foncés. Aucun dimorphisme sexuel.
Biotope :
L'inséparable de Lilian habite les vallées d'altitude variant de cinq cents à quinze cents mètres, ces oiseaux restent toujours à proximité d'eau,
où ils peuvent s'y rendre plusieurs fois par jour pour boire où s'y baigner. Ils vivent généralement en bandes pour se séparer en petits groupes
pendant la reproduction. Apparemment, on connaît peu leurs habitudes à l'état sauvage. C'est en l'honneur de la sœur du célèbre ornithologue anglais
Philip Lutley Sclater, que Shelley baptisa cet oiseau inséparable de Lilian ou Agapornis Lilianae. En février 1926, cet agapornis arriva à Londres
en très grand nombre, importé pour la première fois par la maison Chapran.
Cette nouvelle espèce fut tout de suite très appréciée des ornithologues, d'autant plus qu'elle se reproduisit en captivité la même année.
Neuzing en Allemagne et Lecallier en France obtenaient certains succès. Pendant 20 ans, elle fut très commune en Europe et était considérée comme le
plus facile des Inséparables à maintenir en captivité.
Malheureusement, depuis, cela a bien changé. Il reste peu d'oiseaux en France et ce, malgré un nouvel intérêt de quelques éleveurs ces
dernières années
Elevage :
Contrairement aux autres agapornis, les Lilianaes sont d'excellents oiseaux de volières, paisibles de nature, on peut les garder en groupe
en toute confiance. On peut très bien les détenir à l'extérieur toute l'année, ils ne craignent pas le froid, mais les courants d'airs. Il faudra
néanmoins leur proposer un abri sec ou des nids servants de dortoirs.
Reproduction :
La reproduction a lieu toute l'année, il semblerait qu'ils préfèrent un nid bûche vertical plutôt qu'horizontal. La femelle construira un
nid volumineux fait de matériaux comme des branches de laurier sauce et d'arbres fruitiers, dans lesquels elle arrachera de longs morceaux d'écorce.
Elle y déposera 3 à 6 œufs au rythme d'un tous les deux jours et les couvera à partir du 2ème œuf. Le mâle nourrit la femelle qui couve seule
durant cette période. Lorsque les jeunes éclosent, ils sont couverts d'un duvet orange virant au gris jour après jour. Ils seront bagués vers 12
jours en 4,2 mm, resteront environ 5 semaines au nid et seront nourris pendant une quinzaine de jours par le mâle. Bien qu'il s'agisse d'oiseaux
fiables en reproduction, quelques petits problèmes s'avèreront lors de la mue des jeunes. On observe une perte importante de jeunes pendant cette
période. Ceci pourrait venir d'un manque de vitamines ou du stress. Le même problème était connu chez les personatus et fischeris il y a une
quinzaine d'années. Pour obtenir un meilleur résultat, il faut laisser les jeunes avec les parents pendant au moins 6 mois.
Nourriture :
Au niveau de la nourriture, le Lilianae n'est pas plus exigeant que les autres agapornis, puisqu'il s'accommode très bien d'un mélange de graines
classiques. Cependant certains couples sont friands de nectars.
Mutations :
Il existe une mutation lutinos qui d'ailleurs fut la première à apparaître chez les agapornis à cercle oculaire, mais peu répandue à cause de la
rareté de ces oiseaux. Le lutinos apparut en 1932 en Australie. La rareté de tels sujets poussa les éleveurs à introduire cette mutation chez les
Fischeris et Personatus bibien plus disponibles. Cette mutation, aujourd'hui, est toujours rarissime et elle se transmet de façon récessive et libre.
Description du lutino :
Le front jusqu'au dessus du sommet de la tête et les joues sont rouge-orange. La bavette rouge-orange. Le corps et le croupion sont jaune lumineux,
bien plus que chez les autres agapornis, les rémiges sont jaune pâle. Les yeux sont rouges et les pattes sont de couleur claire avec les ongles de
couleur corne.
On peut observer depuis ces dernières années des lilianes en "mutation" bleu, cobalt, mauve, dilué, et même violet, qui sont des transmutations
de lilianaes et de fischeris.

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